Connaissances et savoirs, un bien à valoriser

PM 301 c1 42x60 logo Les savoirs nouveaux, fruits de connaissances accumulées depuis des temps immémoriaux, constituent l’héritage de toute l’humanité. (Présence Mariste n°301, octobre 2019)

« Le savoir, c’est le pouvoir » (Francis Bacon, 1561-1626)
Marie Agnès REYNAUD
Marie Agnès REYNAUD

Aujourd’hui plus que jamais ? le contrôle et la privatisation des connaissances et des savoirs se fait au profit non pas des passeurs ou des inventeurs de ces savoirs mais au profit des multinationales qui considèrent les savoirs comme des biens marchands, tels les grands laboratoires qui monnaient au prix fort certains de leurs médicaments ou les grands groupes semenciers qui font main basse sur la biodiversité sous prétexte qu’ils ont amélioré le produit !

La possession de savoirs nouveaux, notamment dans le domaine scientifique, donne le pouvoir non plus à un pays comme c’était le cas aux siècles précédents mais, mondialisation oblige, aux grands groupes financiers.

« Le savoir est le patrimoine de l’humanité, le flambeau qui éclaire le monde » (Louis Pasteur)

Or ces savoirs nouveaux, fruits de connaissances accumulées depuis des temps immémoriaux, constituent l’héritage de toute l’humanité. En effet personne n’invente « ex nihilo » : chacun s’appuie sur les savoirs qui lui ont été transmis, dont il s’est nourri.

Et des voix prennent le relais de Louis Pasteur pour dire une vision plus fraternelle d’un monde où le bien commun se révèle.
« Chaque fois qu’une communauté de personnes est animée par le même désir de prendre en charge une ressource dont elle hérite ou qu’elle crée et qu’elle s’auto-organise de manière démocratique, conviviale et responsable pour en assurer l’accès, l’usage et la pérennité dans l’intérêt général et le souci du "bien vivre" ensemble et du bien vivre des générations à venir »
(Alain Ambrosi).

D’où la nécessité d’éduquer les jeunes au partage des savoirs

Des adultes qui donnent l’exemple
Des adultes, individuellement ou en associations, ont choisi de partager leurs connaissances, très souvent au prix d’un travail supplémentaire important. Sur "YouTube" » (1), vous trouverez des vidéos très pédagogiques sur tous les sujets et pour tous les âges. L’association d’éducation populaire Framasoft, dont la devise est « changer le monde un octet à la fois » propose des logiciels libres tel framadate.

La collaboration, un plus pour le partage des savoirs
La collaboration, un plus pour le partage des savoirs

Web Lettres, le site associatif des professeurs de français, met en ligne des cours et des séquences didactiques. L’association Sésamath propose des ressources pédagogiques pour les mathématiques.

Et des élèves qui apprennent à construire un savoir collectif et partagé.
Les enseignants mettent en place des pédagogies qui valorisent le travail collaboratif, le partage des connaissances et des savoirs par exemple avec la rédaction et la publication d’article pour Vikidia qui est une encyclopédie rédigée (en grande partie) pour et par les 8-13 ans ou pour Wikipédia (voir le Wiki concours lycéen).

Marie-Agnès REYNAUD

(2) « YouTube » est la propriété de Google, un des géants du web qui détient un quasi-monopole sur le flux d’informations. Bel exemple des paradoxes de notre monde !

(Publié dans « Présence Mariste » n°301, octobre 2019)