La quête essentielle

PM 302 C1 logo 42x59 « La vie chrétienne demande effort et dépassement de soi, pour l’amour de Dieu et des autres. » (Présence Mariste n°302, janvier 2020)

Annie GIRKA

« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de vie éternelle »,
répond de Pierre à Jésus. Peut-on l’examiner avec sérénité ? Nombre d’éléments de liturgie, proposés par l’Église nous accompagnent avec celui qui a dit : « Je suis le chemin. ». Certains ont un caractère définitif et nous introduisent dans l’Église : ils nous donnent un statut de baptisé ; d’autres nous fortifient (l’eucharistie…)
Tous utilisent des symboles pour nous conduire du Visible vers/ou à l’Invisible. Quelle Grâce, la Grâce ! Nous sommes tous imprégnés de sacré, source discrète de la vie. Chacun de nous reste un mystère. Qu’est-ce qui nous anime ?

Signes et rites pour trouver le Christ

Marie Thérèse BAILLON

Le monde est sacré. Ainsi l’eau rassasie et purifie. Pur et Impur, un dilemme qui soulève des interprétations diverses ? Vérité ou exactitude ? L’huile également utilisée apporte la douceur, la lumière du cierge réconforte, nous transcende…La liste serait longue.

Venons-en aux rites.
D’abord le sacrifice de la messe, célébration centrale de notre vie chrétienne ; elle requiert la présence du prêtre ; c’est le mémorial d’un sacrifice déjà consommé et de la Parole proclamée.
D’autres rites nous aident dans la vie quotidienne : processions, retraites, pèlerinages, prière. C’est ce qui constitue notre cœur à cœur avec Dieu.
Des lieux sont aussi propices à la transcendance, à la rencontre avec le Christ comme Jérusalem, Lourdes, N.D. de Paris et l’église de notre village, accueillante avec son élégant fleurissement, les monastères où l’on se ressource loin de l’agitation de notre société.

Nécessité de la foi

Pour accomplir ces rituels, nous avons besoin d’objets liturgiques, vases, linges, tabernacle et au-dessus de tout cela, la CROIX. Ne sommes-nous pas des chrétiens disciples du Christ donc centrés sur la Croix du ressuscité ?

Comme le dit Myriam de Gemma :
« La vie chrétienne demande effort et dépassement de soi, pour l’amour de Dieu et des autres. Quand Jésus parle de prendre sa croix, il ne nous dit pas de nous engager dans une vie de pénitence inconsidérée, il nous dit simplement de savoir nous dépasser, de renoncer à notre volonté pour entrer dans celle de Dieu. »

Le déroulement de cette vie ne se fait pas sans heurts. Dans le cadre de la foi, dans notre quotidien se vivent des « frottements » à cause d’attitudes ou de paroles blessantes. Que de médisances, critiques négatives qui ferment les portes au lieu de les ouvrir.
Cependant à Noël la joie éclate : le Sauveur est né. De quoi sommes-nous sauvés ? de la peur, de la jalousie, de l’orgueil, de l’obscurantisme ?
Les témoignages de foi en Jésus foisonnent dans l’Évangile : le centurion, la Samaritaine, Marie Madeleine. Dans l’histoire, les Saints, les fondateurs d’ordre religieux sont autant de guides.

Heureux les persécutés

Aujourd’hui, des fidèles du Christ sont persécutés, raillés, maltraités. La violence fait partie de l’histoire de notre humanité. Le supplice de la croix pratiqué par les Romains était horrible de cruauté. Le Christ a assumé cette barbarie car il connaissait l’issue de son parcours. Il a même consenti par amour pour nous à accepter ce supplice.

Il a été maltraité, immolé, comme un agneau qu’on mène à la boucherie


Dans l’actualité nous pouvons évoquer l’assassinat du Père Hamel, le sacrifice du Colonel Beltrame. Ils deviennent des phares pour l’humanité. Saint Jean Paul II nous invitait à ne pas avoir peur !

Enfin dans le silence indispensable à toute vie spirituelle gardons cette parole de Jésus : «  Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde »

Marie Thérèse BAILLON - Annie GIRKA
(Publié dans « Présence Mariste » n°302, janvier 2020)