Quel gâchis !
Habitants des pays industrialisés nous mangeons trop, trop sucré et trop gras. En mangeant mieux, nous pourrions améliorer nos santés et réduire le gaspillage. Acheter mieux pour moins jeter. La mauvaise qualité des aliments conduit au gaspillage. Que penser du pain industriel, immangeable après une journée et qui finit à la poubelle ? Des pains paysans ou complets de meilleure qualité, un peu plus chers se conservent plusieurs jours. Près du tiers de la nourriture proposée aux écoliers ou aux patients à l’hôpital n’est pas consommé, un problème de qualité et de goût.

Des légumes et des fruits petits et tordus … et alors ? Consommateurs, nous sommes conditionnés par le calibrage. Nous ne sommes plus habitués aux légumes « tordus », aux fruits tachés, aux produits trop petits ou trop gros. Ceux- là sont souvent laissés sur le champ ou détruits.
Des dates limites ? … La date limite d’utilisation optimum (DLUO) à ne pas confondre avec la date limite de consommation (DLC) ne constitue qu’une simple indication, trop souvent respectée au pied de la lettre par des consommateurs mal informés. Par exemple : le riz possède un DLUO alors qu’il s’agit d’un produit impérissable.
Au consommateur de réagir
Que faire pour limiter le gâchis de nourriture ? Une prise de conscience est en marche. C’est à nous citoyens de changer le système. Nous avons le pouvoir et la responsabilité de le faire. Il faut résister aux coups de pub de la grande distribution. Il faut demander à celle-ci de vendre des légumes et des fruits qui sont esthétiquement imparfaits.
Nous avons un rôle en tant que consommateurs, mais nous sommes sous la pression de la grande distribution. Par exemple : lorsqu’on nous propose deux produits pour le prix d’un, on achète et souvent on en jettera une partie.

Il y a aussi un problème d’éducation, beaucoup de familles ne savent pas cuisiner ou préparer des restes. J’ai lu dans le journal de la Loire que dans la restauration scolaire en 2011, 30 000 repas complets ont fini à la poubelle ce qui représente 71 000 euros. Et le comble est qu’avec les normes en vigueur, c’est plus simple de jeter que de donner.
Poussés à trop consommer par la grande distribution, tandis que les industriels, producteurs et agriculteurs sont invités à produire plus que ce qui sera réellement vendu. C’est un cercle vicieux aux conséquences dévastatrices.