SALAMA !
Je m’appelle Raphaël, j’ai 22 ans, je reviens d’une mission JET (Jeunes à L’Etranger, à Madagascar). J’ai choisi de faire JET pour servir mes frères durant un an.
Je ressentais vraiment l’appel à tout quitter pour être disponible à mes missions, à mon pays d’accueil et aux personnes que je rencontrerais. J’ai cheminé avec la Communauté du Chemin Neuf, et c’est ainsi qu’a débuté l’aventure…
SERVIR EN COMMUNAUTÉ
La Communauté m’a proposé d’aller dans la capitale Antananarivo. Je ne connaissais rien de ce pays, si ce n’est son emplacement sur la carte et le dessin animé Madagascar… Maintenant, j’avoue que Madagascar m’a touché au cœur ! Un pays magnifique.
Ce qui m’a touché, c’est la joie et la simplicité de vivre des personnes. Les gens ici, et surtout les plus pauvres, ont une chaleur dans leur cœur qu’ils transmettent instinctivement à tous autour d’eux. C’est magnifique de rencontrer les jeunes, de discuter avec eux, d’apprendre à les connaitre et de construire chaque jour des relations merveilleuses ! C’est un cadeau du Seigneur !
Bien sûr, cette année a été marquée par le coronavirus. Avant le confinement, j’avais différentes missions d’éducation et d’enseignement auprès des enfants, des étudiants et même auprès de religieuses : cours de français, soutien scolaire… On ne s’ennuyait pas ! La pandémie est venue bouleverser tous les programmes, apportant son lot d’inconnues et de doutes.
Ce temps particulier m’a permis de vivre quelque chose de magnifique, au-delà de ce que j’aurais pu imaginer. J’ai eu la chance d’habiter dans une autre Communauté, à Antsirabe. Expérience merveilleuse, pleine de nouvelles rencontres, de fraternité et de joies. Comme quoi, il faut se laisser guider !
MISSIONS DIVERSES
Un des temps forts de mes missions, que ce soit à Tana ou à Antsirabe, a été de visiter des familles du quartier. On partait à deux ou trois visiter des familles d’élèves, pour simplement les découvrir, échanger avec eux et mieux se connaitre. Ces visites ont été des grands moments de joies, au-delà de la barrière de la langue.
Elles m’ont permis de me recentrer sur l’essentiel : l’autre, la rencontre. Les familles du quartier sont très pauvres, la plupart ne prennent qu’un repas par jour en fonction des revenus gagnés dans la journée. Et pourtant, ils sont toujours ouverts et accueillants, prêts à abandonner leur travail pour nous recevoir. Toutes les paroles échangées et les gestes donnés m’ont bouleversé : la rencontre de l’autre, quel qu’il soit, est belle et promesse de vie.
Je me souviens en particulier de la visite d’une famille d’un de mes élèves de 5e. Au bout d’une heure de discussion, je leur demande si nous ne les dérangions pas. Ils ont simplement partagé leur vie telle qu’elle est.
Cette rencontre m’a marqué. Elle m’a fait sentir encore plus la chance que j’ai de pouvoir manger chaque jour, chance que l’on oublie parfois dans nos quotidiens surchargés. Chaque visite de famille est très belle et aussi très émouvante, « déplaçante ». On met des noms et des visages sur la pauvreté, sur la misère. Et malgré tout cela, on ressent toujours la joie de la rencontre qui est plus forte que tout !
Voilà le partage de mon expérience, comme je l’ai vécue. Je vous laisse avec cette parole de P. Morand : « Le plus beau voyage d’ici-bas, c’est celui qu’on fait l’un vers l’autre ! ». Veloma !