PM 301

Le bien commun : un enjeu pour demain

L’actualité, récente et plus lointaine, a inspiré au comité de Présence Mariste le choix du présent dossier, intitulé : Le bien commun – Les biens communs. En l’élaborant, il est apparu que ce thème, vaste et complexe, concerne aussi bien la sauvegarde de la nature (terre, air, eau, forêts), le savoir, la culture que la citoyenneté, le vivre-ensemble, les systèmes politiques ; les individus autant que les institutions politiques, sociales et économiques.

Ce n’est pas un thème véritablement nouveau (p12-13), sur le système des enclosures qui a mis fin à un système de gestion collective de la terre, aux 16e et 17e s), mais le développement des technologies de la communication a développé chez chacun le sentiment d’appartenir à un « village planétaire » et celui d’une totale interdépendance : quand la forêt amazonienne brûle, c’est toute la planète qui suffoque !

En cherchant sur internet le thème « le bien commun », on constate qu’il fait l’objet de nombreuses recherches, publications, sujets de colloques ou de programmes universitaires. C’est dire l’intérêt qu’un tel thème suscite depuis quelques années.

Ce dossier veut simplement apporter quelques éléments de réflexion. Vu la diversité des auteurs d’articles, on constatera quelques répétitions soit au niveau d’essais de définition ; soit au niveau de certaines références, telles que l’encyclique « Laudato Si’ » du Pape François, et la Doctrine Sociale de l’Eglise ». C’est une manière de souligner que l’Église, s’inspirant de l’Évangile, apporte un éclairage fondamental sur ce thème ; invitant au partage, à la solidarité, au respect des personnes et des biens, prônant la destination universelle des biens.

F. Michel MOREL

A côté d’articles qui tentent de cerner de diverses façons, ce qu’est le « bien commun », (p10, 14, 16-17), d’autres, sous forme de témoignage, soulignent combien la recherche du bien commun constitue le but ultime d’un engagement politique ou associatif (p11, 15 ,20). Le plus jeune des auteurs de ces articles (p16-17) se prend même à rêver d’un « président des biens communs » qui puisse susciter un autre système ; précisément, celui des biens communs, et faire en sorte que chaque citoyen soit conscient de sa responsabilité personnelle et « fasse sa part », à la manière du colibri, donné en exemple, page 11.

Puisse ce dossier contribuer à cette prise de conscience et à nous décider à agir résolument pour «  le bien commun  ».

F. Michel Morel
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